Aéroport international « Pierre–Elliott–Trudeau » : 
Un nom qui doit impérativement changer 

Le père de l’actuel premier ministre du Canada est indigne de cet honneur 

Il est plus que temps d’affranchir notre principal aéroport international du nom de l’ancien premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau. Cet homme est indigne d’un tel honneur au Québec. 

Associer le nom d’un individu à un aéroport international, c’est assurément l’un des plus grands privilèges qu’un peuple puisse consentir à l’un de ses ressortissants. C’est faire d’un personnage donné le représentant perpétuel, vis-à-vis du monde entier, de ce que l’on est. C’est lui consacrer une publicité permanente, l’ultime vitrine à travers laquelle tout touriste, tout voyageur étranger, à toute heure du jour et de la nuit, posera son premier regard sur sa société hôte. 

En principe, un acte aussi symboliquement puissant devrait rallier, sinon l’appui unanime, du moins un très fort consensus populaire, a fortiori sur un territoire national ne comptant qu’une seule grande institution de ce genre. Au mieux, un tel hommage inspirera la fierté, au pire l’indifférence, mais dans tous les cas, la décence élémentaire veut qu’on ne rentre pas dans la gorge de tout un peuple une toponymie qui le nie, qui piétine sa dignité.

Or, telle est bien la réalité qui s’impose à nous, Québécois. 

Au regard des trahisons et des préjudices qu’il a infligés au Québec, Pierre Elliott Trudeau ne méritait absolument pas qu’on lui érige un tel piédestal, résultat d’une décision unilatérale d’Ottawa prise il y a 20 ans.

Octobre 1970

Décidément, dans sa relation avec la nation québécoise, Pierre Elliott Trudeau ne s’en tenait pas aux mêmes standards démocratiques et humanistes qu’il prétendait défendre corps et âme sur la scène internationale. Dans une étude parue en novembre dernier, l’Institut de recherche sur l’autodétermination des peuples et les indépendances nationales (IRAI) a su démontrer plus clairement que jamais le haut degré de perfidie derrière les machinations ayant mené à la proclamation des mesures de guerre en octobre 1970. Au fil de cette période trouble de notre histoire, l’ancien premier ministre canadien se rendra coupable, comme le rappelle l’IRAI, de « violations graves, flagrantes, systématiques et massives de plusieurs droits individuels garantis par la Déclaration universelle des droits de l’homme », en plus de miner l’exercice par le peuple québécois de son droit à disposer de lui-même. Un procès vient d’ailleurs d’être intenté en Cour supérieure afin qu’Ottawa rende enfin des comptes dans ce dossier.

Sabotage économique

De nouveaux faits viennent tout juste d’être révélés voulant que dans la foulée de l’accession au pouvoir du premier gouvernement de René Lévesque, le premier ministre Trudeau a voulu comploter avec Paul Desmarais afin de déstabiliser l’économie du Québec, rien de moins. On ne saurait imaginer pire forme de mépris pour notre démocratie, y compris pour tous ces électeurs québécois qui, lors des élections fédérales précédentes, avaient bien voulu accorder leur confiance au chef libéral. Le but de cette odieuse stratégie de sabotage consistait alors à précariser volontairement le statut socio-économique du peuple québécois pour mieux nuire à la popularité du mouvement indépendantiste.

Mirabel

C’est sans compter le fiasco de l’aéroport de Mirabel qui fait partie intégrante de l’héritage empoisonné de Trudeau, et qui rend d’autant plus absurde la décision de faire porter son nom à l’aérogare de Dorval… 

Diktat constitutionnel de 1982

Si l’honneur d’une telle désignation est généralement réservé aux grands bâtisseurs, le nom de Pierre Elliott Trudeau, celui-là même qui a voulu nous assujettir à une constitution à l’encontre de la volonté de notre Assemblée nationale, ne saurait être considéré comme tel. 

Loin d’être un bâtisseur de la société québécoise, Pierre Elliott Trudeau aura plutôt été son plus zélé antagoniste. Ses transgressions outrageuses et répétées des droits fondamentaux et des prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec ont laissé de très, très mauvais souvenirs qui ne sont pas près d’être effacés. 

Par respect pour le peuple québécois, nous exigeons donc que soit changé sans tarder le nom de l’aéroport international Pierre–Elliott–Trudeau. Nous proposons plutôt de le rebaptiser en l’honneur du grand René Lévesque qui, lui, jouit d’une réelle aura auprès des Québécoises et Québécois.

Marie-Anne Alepin, Présidente-générale de la SSJB

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois

Maxime Laporte, président du Mouvement Québec français

Martine Ouellet, présidente du Mouvement Québec Indépendant

Claudette Carbonneau, présidente des OUI QUÉBEC

Robert Laplante, directeur de l’Action nationale et Christian Gagnon, président de l’Action nationale

Pierre Dubuc, directeur de L’Aut’journal

Mathieu Roy, coordonnateur du Réseau Cap sur l’indépendance

Thérèse David, présidente du Mouvement national des Québécois

Marc-Antoine Lemay, principal administrateur et coordinateur du Rassemblement des indépendantistes

Claude Cousineau, ex député du parti québécois

Jean-François Payette, président des IPSO (les Intellectuels pour la souveraineté)

Jean-François Lisée, auteur, ex-chef du Parti québécois

Benoit Roy, président du Rassemblement pour un Pays Souverain (RPS)

Yves Rocheleau, ex-député Bloc québécois Trois-Rivières

Josiane Lavallée, présidente de la Fondation Maurice-Séguin

François St-Louis, président de radioinfocite.com

Jean-François Carrier, chroniqueur au journal Le Québécois

Debien Maud, ex-députée du Bloc Québécois, Laval Est (Alfred-Pellan)

Martin Boucher, secrétaire général du Mouvement Patriote du Bas-du-Fleuve

Stefan Allinger, président de la Fondation Équipe-Québec

Yvon Doré, ex-conseiller municipal, Ville de Laval

André Marion, directeur général, Société nationale des Québécoises et Québécois des Laurentides

Michel Boudrias, député de Terrebonne du Bloc Québécois

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